Au moment de la rédaction de ce récit, Xavier de Maistre, né d’une famille de Savoie, est alors militaire, assigné à résidence pendant quarante-deux jours à Turin, pour une affaire de duel interdit. Tel un dandy qu’il n’est pas, il décrit sa mise en quarantaine avec beaucoup de légèreté, y voyant l’occasion de se découvrir lui-même. Détestant la ligne droite, il privilégie le voyage en zig-zag dans un local exigu. Malgré son intention de gagner sa porte en diagonale, il rencontre son fauteuil en chemin :
« je ne fais pas de façon, (…) c’est un excellent meuble qu’un fauteuil. Il est surtout de la dernière utilité pour tout homme méditatif. »